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i6                  L'ACADÉMIE DE LYON

ter à la Municipalité, dont on attendrait la réponse séance
tenante. Les délégués revinrent promptement, accompagnés
de Vitet, maire de la ville et membre de la Compagnie, qui
s'était joint à eux; ils dirent que l'offre de l'Académie était
acceptée. Alors, Collomb, faisant fonctions de directeur,
suivi des officiers et membres de l'Académie, parmi lesquels
Vitet s'était rangé, se transporta à la salle Henri IV, où était
rassemblé le Conseil général de la commune, présidé par
Maisonneuve. Le Président, après avoir témoigné à la
Compagnie la satisfaction qu'éprouvaient tous les citoyens
de la nouvelle preuve qu'elle venait de donner de son
patriotisme, reçut le serment civique prêté par son direc-
teur au nom du corps et consenti par ses membres. Des
applaudissements partis de toutes parts ont manifesté le
sentiment des citoyens, et l'Académie s'est retirée, recon-
duite jusqu'à l'escalier par deux officiers municipaux.
   Cependant l'Académie n'était pas absolument tranquille.
L'Assemblée constituante avait annoncé de nouveaux règle-
ments pour les corps savants. A Lyon même, on préparait
le plan d'un % aste Institut qui devait être créé au Collège
de la Trinité et embrasser toutes les sciences, sous toutes
les formes. De Paris, Delandine écrivait, le I er février, que
les Académies de la capitale avaient déjà fait plusieurs
règlements sur ce qui les concerne, qu'elles ne les avaient
pourtant point encore soumis à l'Assemblée nationale qui
les leur avait demandés. Delandine était très au courant de
ces faits en sa double qualité de député et de membre de
l'Académie des inscriptions et belles lettres. Il écrivait aussi
qu'il voyait quelques inconvénients à transférer les livres et
 cabinets de l'Académie dans les bâtiments du collège de la
Trinité, sans parler des frais, et qu'il avait, à ce sujet,
 adressé quelques observations à la Municipalité lyonnaise.