Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
52                            1ZERN0RE

   « On appelle encore Porte de fer la gorge fort étroite par
« où l'on passe pour aller de Montréal à Nantua. »
   Lelewel commet ici une erreur dont le faux dessin inséré
inexactement dans l'histoire de Dunod de Charnage est la
cause.
  Nous nous sommes déjà expliqué sur ce dessin dans la
deuxième partie de cet ouvrage. J'ai reproduit le dessin
inédit qui accompagnait la lettre de l'avocat Egenod à son
ami Dunod de Charnage.
  Quant à la gorge étroite qui va de Montréal à Nantua,
au-dessus du village de Bussy, elle n'a jamais porté le nom
de Porte de fer, c'est le chemin qui mène d'Izernore à
Bussy, Montréal et Nantua qui porte encore de nos jours le
nom de Voie de Fer (Via Ferrata).
  A part ces légères inexactitudes, c'est bien à Lelewel
qu'il faut rendre justice en disant que lui le premier a nette-
ment désigné Izernore, comme l'atelier où se sont frappés
nos triens d'or.

   Quelque temps après Lelewel, en 1839, Combrousse,
un numismatiste d'une grande érudition, a donné une liste
plus complète et plus exacte des monnaies mérovingiennes
d'Izernore (10).
  Je le cite textuellement :

                      IZERNORE EN BUGEY.

   I ° ISARNOBERO-FIT.  Profil droit :   DOCTEBALUS. MN,        croix
haussée avec s.i., 1 gr. 20.


  (10) Combrousse. Catalogue des Monnaies Nationales de France. Paris,
1839, P- 30-