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           DU MASSIF MONTAGNEUX DR PIKD-FROID            22J

encore, c'est le colossal chirat qui se déroule dans le bois,
sur la pente rapide et sauvage, au nord du mont; ce chirat,
très long et très large, se dessine en pleine vue, dès qu'on
a quitté le village d'Yzeron et qu'on se dirige vers le mont.
   En partant d'Yzeron, par la route qui passe au
col ouest de Pied-Froid, et descend à Thurins, bientôt,
et avant d'arriver à la roche Mabert dont nous parlerons
plus loin, on trouve, à gauche et à l'est, un chemin qui se
détache de la route, passe au sud et à mi-hauteur du mont,
passe au hameau Font-Robert, contourne le mont à l'est, et
va aboutir au gracieux village de Château-Vieux, sis au
nord-est de Pied-Froid et du mamelon Rochas.
   Ce chemin, tracé presque horizontalement, toujours
en belle vue, dominant un beau paysage et un vaste
horizon est établi sur un palier naturel qui coupe la pente
du mont. Des sortes de plate-formes ou terre-pleins, natu-
rels, en arc de cercle, se détachent du chemin dans la
direction sud et aboutissent à des cornes fixes; sur une de
ces cornes, nous avons vu une cuvette avec un siège. Ces
plate-formes sont, pour nous, l'emplacement d'habitations
de philolithes, la cour au sud de la hutte aboutissait à la
corniche de chaque plate-forme.
   En contre-bas des Grandes-Roches du col de Colombier,
existe un vaste hémicycle abrité des vents froids et même
des vents du nord-est; sur ses pentes, notamment à l'ouest,
on voit des talus ou esplanades qui ne sont pas l'Å“uvre de
la nature; dans ce gracieux mais pentif hémicycle, devait
fatalement exister aux temps mégalithiques, une bourgade
importante habitée par des philolithes; ainsi s'expliquent
facilement les ouvrages de Pied-Froid, du Colombier et de
 Rochas que nous avons décrits plus haut, et ceux de la
 Roche-Mabert que nous allons décrire.
   N° 3. — Septembre 1901                               15