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MARIUS KT LUDOVIC PENIN 89 autres de leur bourse; Mayery, déjà nommé, Paul Bour- theret, qui, en 1870, fut tué à Tours, le jour de l'entrée des Allemands dans cette ville ; Léopold de Gaillard, plus tard rédacteur en chef du Correspondant ; Prosper Dugas, JoannèsBlanchon, dont le nom est attaché à la construction de la basilique de Fourvière, Ducoin, un des grands collec- tionneurs de notre ville, Victor de Laprade, Lucien-Brun, Allut, Dufieux, Ternier, Terret, Noël Lemire et Charles deSaint-Priest, qui furent tous deux représentants du comte de Chambord, Fabisch, Vital de Valous, de Chantelauze, Hyvernat, le poète Claudius Hébrard (1). Les portes du journal étaient du reste largement ouvertes aux coreligion- naires politiques, et Ernest Daudet a évoqué l'époque où son frère et lui y furent accueillis. Le ciel était alors bien sombre pour les Daudet, et les quelques rayons de soleil qui par instant l'éclairèrent vinrent de ce côté. « Notre unique distraction consistait alors à aller, durant les beaux jours, entendre la musique au square de Bellecour. Nous y trou- vions Mayery, - Beurteret, Ludovic Penin. Nous nous promenions ensemble déjà graves et attentifs, causant le plus souvent de littérature et d'art, pénétrés d'un sentiment de fierté avec un précoce reflet d'hommes de lettres, qui n'était pas sans nous donner quelque orgueil. » L. Penin apporta à la Gazette l'enthousiasme, l'activité, le désintéressement qu'il mettait en toutes choses ; malheu- reusement ce désintéressement même lui a fait négliger de signer ses articles, et ne nous a pas permis de les retrouver. De lui, Steyert nous a signalé un article de critiques sur le Palais du Commerce, critiques assez vives et assez justes (1) La Galette de Lyon fut supprimée par décret impérial du 20 octobre 1860; le dernier numéro porte la date du 22.