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DE LA TABLE DE CLAUDE 179
port d'une voiture de bois de chauffage depuis la porte
Saint-Georges jusqu'à l'hôtel de ville de la rue Longue,
était payé 3 sols pour un parcours d'au moins deux kilo-
mètres en tenant compte des rampes, car, à cette époque
où les quais n'existaient pas et la traversée du cloître de
Saint-Jean interdite aux voitures de charge, il fallait suivre
un itinéraire représenté actuellement par les rues Saint-
Georges, Tramassac, de la Bombarde et Saint-Jean pour
aboutir au pont de Saône. Or un semblable transport
coûterait aujourd'hui 2 francs 50 (12).
Ce qui nous donne le rapport de -^fgw- = 3' O I 4•
En prenant la moyenne on obtient le coefficient 3,026,
par lequel il faut multiplier la valeur intrinsèque des 58 écus
d'or au soleil, soit 657 francs, pour obtenir la somme
qu'elle représente de nos jours et que nous trouvons de
1,980 francs 20, au lieu des 2,450 francs indiqués par
M. Dissard, soit une différence de 470 francs qui correspond
à près du quart de la valeur réelle.
Nous arrivons maintenant à la translation de la Table de
Claude dans la cour de l'hôtel de la Couronne, en rue
Vandran, qui fera l'objet du chapitre suivant.
(A suivre.) J.-J. GRISARD.
(12) Dans tous nos calculs nous nous sommes exclusivement servis
des prix de base extraits des bordereaux des prix des entreprises de la
ville.