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                    A LYON AU XVe SIECLE                       I35

toute ancienneté, » en menaçant d'en appeler au roi.
Le Consulat tenait à garder sa pleine juridiction sur
les hommes des métiers. La permission fut retirée par
une sentence du juge des ressorts, et les échevins, sur
la demande qui leur fut faite à nouveau, l'accordèrent
par délibération du 8 juillet 1518. Le jeu devait durer
« environ quatre ou cinq jours », et eut lieu, « sur
la fin d'aoust, en la place des Courdelliers. » Le Con-
sulat, qui s'était réservé une loge dont il ne devait
pas payer le prix, fit visiter auparavant les « eschauf-
faulx » pour s'assurer de leur solidité (41).
   Les imprimeurs et les libraires eurent à Lyon le
bénéfice de la libre pratique de leur industrie et de
leur commerce, et l'on renforça ces dispositions à
plusieurs reprises. C'est ainsi que, dans un édit sur
la réformation de l'imprimerie à Lyon, donné à Gai 1-
lon en 1571, Charles IX prescrivit que « les com-
pagnons et apprentis n'ayent à faire aucun serment,
monopoles, et à n'avoir aucun capitaine entre eulx,
lieutenant, chef de bandes, ou autres, ne bannière ne
enseigne. » Le roi interdit de former « aucune confrai-
rie, d'exiger argent pour Lire bourse commune (42). »


   (41) Archives de Lyon, BB 37 f°» 190 v», 191 r° et 202 v°.
   (42) Archives de Lyon, HH. — Le roi ordonna, par un des
articles de cet édit, que « chascun (imprimeur ou libraire) en aura
(une marque) une à part soy, différentes les unes des autres. »