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372 SIMPLE HISTOIRE
« Mais non !... car à travers les branches
« Je vois s'acheminer vers moi
« De beaux enfants aux ailes blanches,
« Aux longs regards brûlants de foi.
« Aux accents de pieux cantiques,
« Sous les pins courbés en portiques,
« Ils marchent d'un pas fraternel;
« Leurs fronts qu'un doux éclat colore,
« Sont comme les monts à l'aurore,
« Et cet éclat semble éternel.
« Ils m'environnent, ils me pressent ;.
« Ils sont calmes, ils sont joyeux ;
« Leurs longues ailes me caressent ;
« Leurs doux regards cherchent mes yeux...
« Mais, nouveau prodige ! il me semble
« Qu'à ces beaux enfants je ressemble !
« J'aspire leur souffle immortel !
« Dieu, la vérité m'est montrée !
« Ces compagnons... cette contrée...
« Ce sont les anges et le ciel ! ! ! »
Soupirait-ii un chant ? murmurait-il un rêve ?
Ou d'une vision était-ce le transport ?
On entoure l'enfant, une main le soulève ;
On l'appelle... il se tait... il retombe... il est mort !
Il est mort ! la cité rentre dans le silence :
Notre fête est finie et la sienne commence...
A son tour il reçoit des dons.
Il a le résultat, nous avons le problème ;
Quand nous croyons, il voit ; quand nous prions, il aime...
11 possède et nous attendons !
Lorsque M. de B... s'arrêta, il n'y eut pas d'applaudis-
sements, maison aurait pu remarquer que, parmi l'audi-