page suivante »
ETIENNE lURTELLAJSGE. 49 pour un prix si peu élevé, même en tenant compte de la différence de la valeur de la monnaie. Il existe entre la voûte de l'église et la charpente un étage complet éclairé par des fenêtres, lequel sert de dépôt à la bibliothèque de la ville. Les livres reposent par travées sur des rayonnages qui portent sur la voûte et dénotent ainsi la solidité exception- nelle de cet ouvrage. La coupe en long, dessinée par Martellange, indique très-clairement cet étage. Claude Chanal, Me maçon, exécuta le clocher à dater de 4620. Il fut placé au nord-est de l'église, et il paraît qu'on avait l'intention de hausser la tour qui lui fait sy- métrie au sud, autant que celles de la façade, ainsi qu'on vient de le voir dans le marché des charpentiers. Il n'a pas été donné suite à cette combinaison et elle n'a été éle- vée que jusqu'à l'arasement des murs de la nef de l'é- glise . Le plan de Maupin indique que le clocher n'avait pas encore, à cette époque, le couronnement avec dôme qui a été construit depuis à une date que nous ne pouvons pré- ciser (175). Sa position, qui l'enfouit actuellement au milieu des constructions du collège, démontre surabondamment que d'après les plans primitifs l'établissement ne devait se composer que d'un grand quadrilatère ne dépassant pas au sud le prolongement de la rue Neuve. L'aile au levant, le clocher et le chevet de l'église avaient vue sur le Rhône et sur la plaine du Dauphiné, bordée par les Alpes. Voici les renseignements que nous avons pu recueillir sur les ouvrages exécutés, au xvn e siècle, dans l'église, pour sa décoration et pour le mobilier. (175) Ce clocher a étc restauré avec du ciment, en 1869, par les soins de l'architecte delà ville, T. Desjardins.