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                    SUR LE CHATEAU »E TRÉVOUX.                505
 ces. En 1734, le duc du Maine demanda aux Comtes de Lyon
l'hommage des terres qu'ils avaient en Dombes ; il le refusèrent
d'abord en invoquant le codicille d'Henri de Villars et le traité
de 1304, mais bientôt reconnaissant eux-mêmes que leurs pré-
tentions étaient mal fondées, ils se soumirent.
   La même année, 1304, Louis de Villars eut aussi des difficul-
tés avec Guichard VIII, sire de Beaujeu , qui prétendait, je ne
sais de quel droit, que le château de Trévoux était de son fief.
« Pour ces causes il prononça sentence d'excomrnuniement et
interdit à l'encontre dudit Guichard (1). »
   En i 300 Henri de Villars et Humbert IV accordèrent des fran-
chises aux habitants de Trévoux et firent entourer la ville de
murailles. Ces murailles , qui existent encore, descendent du
château à la Tournache, de la Tournache à la tour de l'hôpital,
appelée jadis Alineolla , et de la tour de l'hôpital remontent au
château. Quatre portes facilitaient les communications avec la
campagne, dont deux au midi, la porte d'Aigniers ou de Villars,
ainsi appelée à cause d'un bois de ce nom situé à peu de dis-
tance , et la porte de Lyon ou de l'église ; une à l'occident, la
porte du Port ou de Saône ; et une au nord, la Porte Saint-Ber-
nard. Les gardiens de ces portes étaient à la nomination des
habitants.
   Suivant l'article LXX des franchises, les bourgeois de Trévoux
n'étaient pas tenus d'aider le seigneur pour réparer le château.
Ce privilège est un des plus considérables accordés aux bour-
geois. En effet, dans aucune charte de nos pays je n'ai trouvé
une disposition aussi dérogeante aux devoirs de la vassalité. En
exemptant les bourgeois de contribuer aux réparations du châ-
teau, les sires de Villars se désistèrent d'un droit tellement im-
portant, que bien souvent dans les franchises que les seigneurs
accordaient aux communes , ils avaient soin pour que l'on ne
puisse induire de l'exemption des corvées, l'exemption de sa
part contributive aux réparations du château , de se le retenir
en le précisant dans une clause toute spéciale ; c'est ainsi que
nous lisons dans la charte de Givors, art, 14 : « Les hommes ou
  (l)Pai'adii). Hkt. de Lyon, liv. n, ch. LVIII, J> 174,