page suivante »
480 BIBLIOGRAPHIE. qui était ouverte à tous les écrivains de notre ville, est célèbre dans l'histoire des lettres lyonnaises. Malheu- reusement, son petit fils, Laurent de Pianello, troisième du nom, transporta, en 1766, les livres et les riches col- lections de Pianelli, que Lyon ne devait plus revoir, au château de Thorigny, près de Sens. C'est là que la Révolution les trouva, quandfurent confisqués les biens des émigrés. Transportés d'abord à Sens, livres et ma-, nuscrits restèrent dans cette ville, jusqu'en 1795. Enfin, en l'an IV, le Cartulaire de Villeneuve fut attribué, avec d'autres richesses bibliographiques, à la bibliothèque d'Auxerre, qui a consenti, en 1826, à le céder à la ville de Lyon. Mais revenu dans notre ville, ce précieux manuscrit n'était pas à l'abri de tout danger. A plusieurs reprises, il eut à souffrir des diverses causes de détérioration, qui détruisent peu à peu les titres de nos Archives munici- pales, auxquelles on n'a pu encore donner un vaisseau digne des richesses qu'elles contiennent. Dans le courant de l'année 1875 notamment, une inondation, venue de la toiture, fut sur le point d'en consommer la destruction, qui eût été inévitable, s'il n'eût été écrit sur parchemin. Ce dernier accident excita vivement les craintes des érudits, et la Société littéraire, historique et archéologi- que forma le projet de publier le manuscrit, pour assurer la.conservation des documents qu'il renferme. Sa demande reçut l'accueil qu'elle méritait et le Conseil municipal vota généreusement une allocation qui a couvert la pres- que totalité des frais d'impression et de gravure de. ce volume, si intéressant pour la ville de Lyon. Les ressources matérielles assurées, la Société littéraire a confié à l'un de ses membres, M. Guigue, archiviste de la ville de Lyon, la mission de publier ce nouveau recueil :