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UN BAS-RELIEF LYONNAIS Pendant les premiers jours de janvier 1877, on a en- levé le bas-relief, qui faisait partie de la porte d'allée, n° 9, rue de l'Arbalète. Ce curieux spécimen des anciennes sculptures lyonnai- ses considéré comme étant l'enseigne de la dite rue, a été gravé dans l'ouvrage de P. Martin : Recherches sur l'architecture, la sculpture, la peinture, etc. dans les maisons du moyen-à ge et de la Renaissance à Lyon, (1851), in-4. Un amateur de notre ville, M. Dommartin, a fait l'ac- quisition de cette précieuse relique de notre vieux Lyon, et après avoir enlevé les couches successives de vernis et de poussière agglomérés depuis des siècles,'qui en cachaient les détails, il l'a placée dans sa collection, où elle tiendra une place distinguée au milieu des chefs- d'œuvre en tous genres qui y sont réunis. Ce bas-relief, en bois de noyer, mesure un mètre quarante cinq centimètres de largeur, sur quarante trois centimètres de hauteur, base et corniche comprises ; il représente un combat de Tritons. Ces figures mytholo- giques au nombre de dix, groupées deux à deux, ont quinze centimètres environ de hauteur, au-dessus des flots agités qui les supportent.