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8G ORIGINES ou surnom, et ces surnoms furent empruntés aux qua- lités physiques de l'individu, auflieu de sa naissance et aux accidents topographiques de sa demeure. Delà les noms de Jean du Bois, Pierre de la Rive, Etienne le Long etc., etc. Pendant longtemps encore il y eut un singulier mélange de tous les noms gaulois, latins et germains, mais peu à peu les vocables gaulois disparurent ou devinrent méconnaissables sous leur badigeon Latino-Burgundo- Frank. Les vocables germains conservés se transformè- rent en s'adoucissant. Eberard devint Evrard ; Amala- ric, Amaury ; Gotfried, Geoffroy ; Archeric, Archer ; Radolph, Raoul etc., etc. Les noms de femmes étaient tout aussi durs à l'oreille que les noms d'hommes. En voici quelques-uns des communes de Chasselay,Marcilly, Sivrieux(l)etLissieuaux e siècle: Adaltrude, Eldeburge, Ginbergie,Gontelde, Ingelberge, Rofelde, Uldrade, Wal- dradone, Guandulmode, Agdeborze, Gausberge, Ragi- mode, Udulgarde et Rotrude. Si on retranche la voyelle finale on a un nom d'homme. Le xe siècle peut être regardé comme l'aurore des noms de famille relativement à la noblesse. Tout ce qui précède cette époque n'est qu'incertitude et confusion. Au ixe siècle et dans la première moitié du x', les plus grands personnages ne signaient ou faisaient signer dans les actes que leur nom propre Johannes, Martinus, Hugo, Willelmus etc. Il est donc impossible d'établir une filiation, les enfants ne portant pas le même nom que leur père et signant aux mêmes actes sous les noms de Stephanus, Bartholomeus, Rertbotus, Wuichardus etc. Lorsque les bénéfices (terres, seigneuries ou offices) devinrent héréditaires, beaucoup de seigneurs furent dé- (1) On doit écrire Sivrieux et non Civrieux. ,1a forme latine étant Suiriacus.