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56                        CAILHAVA

de l'état des esprits en ce moment. Elle était incomparable
pour les belles éditions lyonnaises, tous les classiques sor-
tant des presses des plus célèbres imprimeurs que notre
ville ait vus naître; quant à la partie lyonnaise proprement
dite, imprimés ou manuscrits, autographes ou dessins,
propriété de la ville aujourd'hui, elle est le trésor où vien-
nent tous les jours puiser tous ceux qui étudient l'histoire
de la cité, et on ne sait ce qu'on doit le plus admirer, ou
de la générosité de celui qui a réuni à prix d'or tant de
documents historiques, ou de la chance heureuse qui lui
a fait découvrir dans tous les coins de l'Europe les épaves
que les orages de nos révolutions y avaient dispersées.
   La collection Yéméaiz plus générale, plus éclectique,
ouvrait ses rayons à toutes les curiosités, à toutes les
reliures splendides, chefs-d'œuvre de l'art italien, bijoux
ciselés que l'orfèvre, l'émailleur et l'imagier décoraient à
l'envi.


                                      AIME VINGTKINIER,


        {A continuer.)