Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
30                  JEANNE DE NAVARRE

48 rangées, et qui ont pour supports des animaux
fantastiques.
   Ces vieilles peintures françaises, contemporaines des
plus anciennes de l'école italienne, offrent une rareté
archéologique. Le tout est, on peut dire, une belle page
de notre histoire provinciale depuis les Croisades, un
monument héraldique unique en France et l'un des plus
curieux de l'Europe.
   La date de sa construction se lit, pour ainsi dire, sur
la voûte, parce que le comte héréditaire de Forez, son
auteur, dont les armes, de gueules au dauphin d'or, sont
peintes sur les 36 écussons de la deuxième rangée, a
fait figurer à la première celles àa son suzerain le roi de.
France, d'azur semé de fleurs de lis d'or sans nombre.
ce qui prouve déjà qu'elles ont été peintes ici avant
Charles V qui, en 1376, les avait réduites à trois. Or, la
rangée d'écussons aux armes de Navarre qui vient
après, montre que le roi de France était alors Philippe-
le-Bel, monté sur le trône en 1285 ; et comme Jeanne,
reine de Navarre et de France, sa femme, est morte en
1305, cela circonscrit la période de construction de la
Diana dans ces vingt années, et vient à l'appui de la
croyance commune qui en attribue la création au comte
Jean 1er de Forez à l'occasion de son mariage avec Alix de
Viennois, célèbre en» 1296, dans l'église contiguë de
Notre-Dame d'Espérance, à Montbrison, fondée en 1223
par son bisaïeul Guy IV.
   Dans l'Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de
Forez, par J. M. de laMure, manuscrit, 1675, à la biblio-
 thèque de la ville de Montbrison et publiée par M. de
 Cb.antelauze,1860,in-4°, l*rvol. page 376, les écussons de
laquatrième rangée sont blasonnés : de gueules, àl'escar-
 boucle d'or pommelée de huit traits, et donnés comme