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mot du noble défunt, et disserte longuement sur les testaments
et les testateurs.
Le dernier t o m b e a u , le plus r é c e n t , est de 1774; il r e -
cèle les corps de deux époux du voisinage ; leur épitaphe
indique leur condition.- c'étaient de simples artisans, nommés
Rougier.
Le moment était v e n u , où nos Observantins ne recevraient
plus , dans leur sanctuaire, la dépouille des fidèles ; qu'ils ne
prieraient plus sur leurs tombes. Eux-mêmes ne trouveraient
p l u s , dans une retraite a s s u r é e , la paix, le silence de la
règle, le calme du cloître, e t , dans les pratiques d'une vio
sainte, un gage de l'éternel salut ; que dis-je? pas même une
p i e r r e , pour y reposer leur tète blanchie, au jour du dernier
sommeil. La révolution était à leur p o r t e ; aussi la même
loi qui frappait les Cordeliers de Saint Bonaventure, au
même temps et du même c o u p , frappa les Cordeliers de
l'Observance.
Aucun détail ne nous est resté de leur adhésion, ou de
leur refus de souscrire aux mesures proposées par l'assem-
blée constituante (1). Quelques-uns prévoyant les orages
qui menaçaient la religion, avaient déjà quitté leur couvent.
A l'époque de la dispersion il ne s'y trouvait plus que sept reli-
g i e u x , la plupart fort âgés , avec un jeune laïc, nommé F J o -
seph. Le P. Laurent était alors gardien.
Ils prirent silencieusement la roule de l'exil, car l'Obser-
vance était bien leur patrie; ils y avaient connu le b o n -
h e u r , ils avaient eu l'espoir d'y mourir. L'histoire de leur
fuite, de leurs revers, de leurs persécutions, de leur fin,
nous est peu connue. Nous savons seulement que le P . sa-
cristain mourut à Maçon. Les deux frères Duby, ex-gardiens ,
s'éteignirent doucement à Lyon, pendant le siège. Le bon
frère Joseph que des vieillards ont connu, est mort il y a quel-
ques années, dans une petite maison de Bourgneuf et pres-
{!) Voir les Grands-Cordelki-s, page 175.