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RÉVOLTE
DES
ÃŽAFFETATIERS ET DES CHAPELIERS
DITE DES DEUX SOUS,
ARRIVÉE
À LYON, AU MOIS D'AOUT 1786,
Ce n'est pas seulement d'aujourd'hui que, impuissants révé-
lateurs des souffrances du corps social, les ouvriers ont cher-
ché, par une suspension momentanée de travaux, à obtenir
un sort meilleur, c'est-Ã -dire une augmentation de salaires
ou une diminution dans les heures de travail. Depuis le rè-
glement du 1 er octobre 1737, règlement relatif à la manu-
facture des étoffes de soie, de nombreux soulèvements ont, a
différentes reprises, éclatés dans Lyon. Le malaise des tra-
vailleurs n'a jamais reçu la moindre solution. L'industrie
toute entière demande aujourd'hui une réorganisation com-
plète ; et, bon gré mal gré, il faudra bien que, tôt ou tard,
on s'occupe de cette grande question. Mais qu'on ne fasse pas
trop attendre ce désiré remède au mal profond qui, par in-