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28                  LES CANAUX D'iRRIGATION

 le Ministre des travaux publics avait, conformément aux
 indications de la loi de 1879, fait étudier plus sérieusement
 et reviser le projet de M. Dumont.
    M. Chambrelent, inspecteur général de l'hydraulique
 agricole, avait été mis à la tête de ce service de con-
trôle (2). Il présenta un projet nouveau qui fut approuvé
par le Conseil supérieur des ponts et chaussées, et par la
Commission permanente d'aménagement des eaux.
    Ce projet substitua au canal unique deux canaux distincts
et indépendants, l'un sur la rive droite l'autre sur la rive
gauche. L'ensemble constitue ce qu'on a appelé le projet
Chambrelent.
    Le Canal de la rive gauche prend 12 mètres cubes dans
l'Isère près de Romans, et, à partir de ce point, dessert le
même périmètre que le canal Dumont, sur une superficie
de 31,000 hectares. On renonce à irriguer les terrains
d'amont depuis Condrieu jusqu'à Romans.
   Le Canal de la rive droite prend 23 mètres cubes dans le
Rhône a Cornas. Il arrose un moins vaste périmètre que le
canal Dumont : car de Cornas jusqu'à Nîmes, il court à
une altitude moindre.
   Il domine cependant encore un périmètre de r3^,ooo|hec-
tares. Son débit de 24 mètres cubes étant manifestement
insuffisant pour l'irrigation d'une si vaste étendue,
M. Chambrelent proposa de desservir directement une
partie de ce périmètre (20,500 hectares), au moyen d'un
canal prenant 12 mètres cubes dans le Rhône, au-dessous
de l'embouchure de la Cèze, en amont de Roquemaure.


  (2) Rapport de M. Chambrelent, du 19 décembre 1880, examiné
par la Commission permanente d'aménagement des eaux, 18 janvier
1881, et le Conseil général des ponts et chaussées, 27 janvier 1881.