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Notes rétrospectives SUR LE SALON DE 1888 L est bien tard pour parler de la feue Exposition de la Société des Beaux-Arts de Lyon, close le 10 avril dernier. Toutefois, les souvenirs en sont assez récents pour que je puisse espérer de n'en pas trouver encore les échos endormis, et je vais essayer d'y intéresser une dernière fois ceux qui en ont visité les salles avec l'in- telligence qui fait comprendre les beautés de l'art, et le goût qui aide à les démêler, au milieu du fouillis inévitable de toute exhibition d'œuvres d'art ou prétendues telles. Il ne s'agit pas, en ces lignes, d'un compte rendu de tout le Salon lyonnais de 1888; un seul article n'y suffirait pas, et il en a été publié un nombre considérable dans les jour- naux lyonnais de tout format et de tout acabit. Dans cette agglomération de toiles et d'objets d'art, plus de 700 numéros, — il y avait, comme toujours, comme partout, du bon et du mauvais, quelques tableaux fort remarquables, en petit nombre, et en grande, trop grande