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         HISTOIRE DES FONDATIONS PNEUMATIQUES             69

  Ce sont des faits que j'ai trouvés dans plusieurs publi-
cations, et que j'ai constatés moi-même en 1857 et 1858,
aux fondations des ponts de Màcon et de Culoz.

   Espérons que l'expérience acquise écartera tous les acci-
dents sur nos magnifiques travaux de Lyon.
   Du reste, les fondations ne doivent être poussées que
jusqu'à 15 mètres au-dessous de l'étiage et nous avons vu
que souvent elles ont été descendues jusqu'à 30 mètres; les
chances d'accident seront donc diminuées dans la même
proportion.

  Espérons surtout que l'imprudence des ouvriers ne vien-
dra pas, comme trop souvent, détruire toute l'efficacité des
prescriptions faites dans leur intérêt, par les ingénieurs
chargés de la direction des travaux.

  Demandons enfin au Maître souverain de toutes choses,
qui tient en ses mains la conduite des fleuves, comme la
destinée des nations, de permettre l'achèvement de cette
grande œuvre, en la préservant de tous les cataclysmes
qui peuvent bouleverser non seulement les travaux, mais
encore le monde.

   Lyon, 5 janvier 1888.


         L'Inspecteur général honoraire des Ponts et Chaussées.
                                    T H . AYNARD.