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                     DÉRIVÉS DU RHÔNE                      2"]

comme vous le voyez, rien n'était décidé, quant aux voies
et moyens d'exécution, et la porte restait ouverte à toutes
les modifications.
   Il donna toutefois un nouveau courage aux promoteurs
de l'entreprise. Un Comité s'était formé, sous le nom de
Comité des fondateurs du canal d'irrigation dérivé du Rhône.
Ce Comité se mit à recueillir des souscriptions, et le 8 mars
i88r, il informait le Ministre des travaux publics que les
3 millions de redevances annuelles avaient été souscrits.


             Première modification Dumont.

   En même temps, M. Dumont, pour se conformer aux
indications de la loi de 1879, proposait diverses modifi-
cations à son projet primitif. Le canal ne dériverait plus que
35 mètres cubes, et il serait alimenté par deux prises d'eau,
l'une de 10 mètres dans le Rhône, à Condrieu, l'autre de
25 mètres, dans l'Isère près de Romans.
   Les prélèvements dans le Rhône se trouvaient ainsi
divisés ; on ne dérivait que 10 mètres, là où le Rhône n'a
pas encore reçu ses plus gros affluents, et la dérivation
totale ne se produisait qu'après l'affiuence de l'Isère. En
outre, le siphon qui devait traverser la vallée du Rhône et
avait soulevé de vives critiques techniques, était supprimé,
et remplacé par un aqueduc, franchissant la vallée à une
gorge resserrée entre Châteauneuf et Viviers.


                   Projet Chambrelent.

  Pendant que le Comité des fondateurs poursuivait l'exé-
cution du projet Dumont sous le bénéfice de ces variantes,