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150                       BIBLIOGRAPHIE.
 « un certain sens, que l'addition des chapelles au plan des égli-
«  ses remonte aux époques les plus reculées. Toutefois, la com-
te traction régulière des chapelles , ou plutôt leur érection , fai-
«  sant partie du plan même de l'édifice , ne va pas au-delà du
«  XIe siècle. »
   A l'occasion de la descriptien de toutes ces anciennes cha-
pelles , je ferai remarquer qu'en 1841 , celle consacrée sous le
vocable de sainte Cécile, fut dédiée à sainte Philomène. Je ne
peux m'expliquer ee changement, d'autant que rien n'est plus
saint et plus gracieux que la légende de sainte Cécile, tandis que
je crois sainte Philomène entièrement dépourvue de l'auréole
légendaire ; mais cette dernière avait été mise en faveur, et c'est
la soumission à cette espèce de mode, qui a été la cause de l'in-
justice faite à sainte Cécile.
   L'auteur, qui n'oublie rien , l'ait rémunération de toutes les
tombes que renferme la Major. Cet inventaire doit présenter
beaucoup d'intérêt pour les anciennes et notables familles de
Marseille. M. Bousquet émet le vœu bien légitime que tous ces di-
vers mausolées reçoivent un asile dans la nouvelle église : « Ces
monuments funèbres, dit-il, sont comme autant de pages de notre
« histoire locale qu'il importe de conserver ; car nous en devons
« compte à nos neveux. Les murailles de notre nouveau temple
« ne nous inspireraient, au surplus , qu'une tiède piété , si l'on
« n'y gravait pas d'abord les souvenirs du passé. Il est bien assez
« affligeant que, dans des temps orageux , des mains impies
« aient jeté au vent les cendres de nos aïeux. N'achevons pas
« cette œuvre d'incroyable aveuglement, en excluant du sanc-
« tuaire qui s'élève leurs tombes vides. »

   11 existait, dans la Major , un devant d'autel très-curieux, qui
servait à l'autel principal ; mais, sans égard pour son antiquité,
on ne le trouva plus assez beau , et il fut transporté dans une
chapelle. La description, que l'auteur fait de ce monument, l'a-
mène à parler , par comparaison , des sculptures qui décoraient
les (ombes des Aliscamps d'Arles, et « à déplorer la destruction
« de ce cimetière , le plus antique et le plus vénérable qui