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490 DISCOURS DE M. BOUILLIER.
Elles ont été obtenues en décembre par MM. Ferber, Co-
cusse, Chenel, Ribiollet; en avril, par MM. Mure et Brugel;
en août, a Lyon , par MM. Maurin , Reybère, Jourdan ; Ã
Clermont, par M. Barrière. Nous avons donné deux men-
tions très-bien, l'une à M. Boffard, du Lycée de Lyon, l'au-
tre a M. Chauvy, de Clermont.
Un sujet non moins digne de tout notre intérêt que le bacca-
lauréat ès-lettres lui-même , c'est la partie littéraire du bac-
calauréat ès-sciences qui nous a été confiée. Sur cette alliance
entre les sciences et les lettres repose tout entier, de l'aveu de
tous, le succès du nouveau système d'études. Or, n'est-il pas Ã
craindre qu'une boule unique ne soit pas une arme suffisante
pour défendre a la fois les langues anciennes, les langues
vivantes, les auteurs français, la logique, l'histoire et la géo
graphie ? Comment empêcherons-nous qu'un candidat avisé
ne s'exempte à son gré de telle ou telle partie de l'examen
littéraire, assuré qu'ayant bien répondu sur toutes les au-
tres, il n'a pas à craindre une boule noire, ou qu'il pourra
la racheter par une boule d'une autre couleur? Je suis mê-
me disposé à croire que déjk quelques candidats ont fait ce
calcul au détriment de l'anglais et de l'allemand , où en gêné
rai ils se sont montrés, sinon tout-à -fait nuls , au moins de
la dernière faiblesse.
Telles sont, Messieurs, nos observations critiques sur les
examens. Qu'on ne se trompe pas sur le sentiment qui nous
les inspire. Nous aimons la jeunesse; et comment ne pas
l'aimer? Mais nous l'aimons sans faiblesse , forliter, nous ai-
mons ses vrais et ses grands intérêts, qui sont ceux du tra-
vail, de l'étude et de la discipline.
Je ne vous ai parlé que des cours et des examens, qui
sont nos travaux officiels, mais à ceux-là nous en ajoutons
d'autres encore, de fréquentes lectures dans les académies,
des mémoires, des ouvrages, des publications de toute sorte