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DISCOURS BE M. BOUILLIER. 491
qui étendent plus au loin l'influence de notre enseignement.
Nous sommes membres actifs des sociétés savantes et litté-
raires de cette ville qui ont bien voulu nous accueillir dans
leur sein ; nous contribuons a alimenter les mémoires, les
annales, les revues qui se publient à Lyon , et témoignent
que toute la vie intellectuelle et littéraire n'est pas encore
concentrée dans la capitale (1).
Mais, Messieurs, trois Facultés nouvelles ajoutées aux an-
ciennes et installées a ce même moment avec le plus grand éclat
à Douai, à Nancy, à Clermont, ne prouvent-elles pas hautement
l'estime des services déjà rendus par ces belles et libérales
institutions et l'attente de plus grandes encore? Placées à tous
les chefs-lieux des seize grandes académies, dans lesquelles
se partage aujourd'hui le gouvernement de l'instruction pu
blique , les Facultés sont le couronnement d'une nouvelle et
plus forte organisation de l'Université. Ainsi, l'Université qui,
au sein de nos troubles politiques et dans nos plus mauvais
jours, avait semblé un instant menacée, reparaît plus puis
santé et plus prospère. Nos espérances n'ont pas été trompées,
et, comme le premier empire avait eu la gloire de la fonder,
le second empire devait avoir celle de l'accroître et de la
raffermir.
F. BOUILUEU.
(1) En moins de deux années la Faculté des Lettres de Lyon a publié les
ouvrages suivants : Poèmes évangêliques, par M. Victor de Laprade, Tableuu
de la Littérature du Nord, par M. Eichhoff, de la Condition des Classes agri-
coles, depuis le moyen âge jusqu'en 89, par M. Dareste de la Chavanno,
histoire de la Philosophie Cartésienne en 2 vol. in-8, par M. Bouillier.