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                    SUR LE DIOCÈSE DE LYON.                   349

précis, on doit accepter provisoirement les limites diocésaines.
    Il est plus difficile d'arriver à un résultat satisfaisant, du
côté de l'est, parce qu'il est certain qu'on adjoignit aux Ségu-
siaves, de ce côté, pour composer la cité de Lyon , au moins
un des petits peuples de la confédération éduenne. Nous n'a-
vons pour nous renseigner à cet égard que ce que disent
César et Strabon, et cela est bien vague pour nous permettre
de résoudre complètement la question des limites. Voyons
toutefois quelles lumières nous en pourrons tirer.
   Slrabon dit que les Ségusiaves sont entre le Rhône et le
Doubs (1). On pense que ce dernier nom est venu par erreur
sous sa plume ou celle de ses copistes, parce que, d'après cette
donnée, la ville de Lyon, bâtie sur la montagne de Fourvière,
comme l'indique son nom latin et comme le rapporte Slrabon
lui-même, se serait trouvée par le fait hors du territoire du
peuple Ségusiave, limité, dans ce cas, par la Saône à l'ouest.
Il est certain que l'explication de Slrabon est incomplète, puis-
que nous avons la preuve que les Ségusiaves s'étendaient à la
droite de la Saône, où se trouvaient leurs principales villes,
Feurs et Roanne, et où tous les monuments épigraphiques qui
font mention de ce peuple ont été découverts ; mais les com-
mentateurs de Strabon se trompent également en substituant
purement et simplement le nom de la Loire à la place de celui
du Doubs : c'est remplacer une erreur par une aulre ; car il
est certain que les Ségusiaves occupaient les deux rives de la
Loire. La description de Strabon se rapporte sans doute à la
portion du territoire que possédaient les Ségusiaves à la gau-
che de la Saône, et qui se trouvait, en effet, entre le Rhône et
le Doubs, quoique fort éloignée de celte dernière rivière.
Strabon parle encore ailleurs de cette portion de territoire sé-
gusiave, dont l'existence est ainsi constatée delàraanièrelaplus

  (1) Géogr. liv. IV, chap. m.