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476                DISCOURS DE M. TABAREAU.

jeunesse avide d'apprendre frappe à nos portes. Notre dévou-
 aient est toujours prêt. Celui d'une administration éclairée
 ne nous iera pas défaut ; sa tâche sera d'ailleurs facile ; il
lui suffira d'ajouter au siège actuel de notre enseignement
 quelques salles de travail et d'étude pour abriter l'élite de la
jeune population dont elle a mission de protéger la des-
tinée .
    Tout est prêt, ai-je dit dans mon impatience à répondre à
l'appel fait à notre zèle. Mais le temps approche où notre
dévouaient méritera de plus grands encouragements , et
réclamera une assistance plus complète. Nos moyens d'action
vont grandir, nos laboratoires recevoir de plus nombreux
disciples. A cette époque , dont quelques jours seulement
nous séparent, nous demanderons à franchir l'étroite enceinte
de nos murs sans horizon, qui etreignent notre ardeur, et
jusqu'à notre foi dans notre utilité. Nous le demanderons à
la ville : qui a élevé des monuments à toutes les grandes
pensées, à tous les grands services ; au sein de laquelle la
religion a ses temples, la justice son sanctuaire, la charité
ses nombreux asiles, la puissance publique son siège im-
posant, le commerce son palais ; où les oeuvres de l'esprit
humain, de la nature et des arts étalent leurs magnificences
dans de vastes bibliothèques et de riches musées.
   Et,.n'est-ce pas aussi une grande pensée, bien digne d'un
monument, que celle des hauts enseignements donnés par-
les trois Facultés de Théologie, des Sciences et des Lettres,
par les nouvelles écoles de l'Industrie, par cette école de
Médecine si savante, à laqueHe il ne manque pour devenir
une Faculté du premier ordre, que l'autorisation d'en porter
le nom?
   Vous tous qui m'écoutez, amis des sciences et des lettres,
demandez avec nous qu'un monument des Facultés s'élève à
Lyon ; que son architecture noble et sévère appelle les