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DE L'ORIGINE ET DE L'EMPLOI
DES
BIENS ECCLÉSIASTIQUES AU MOYEN-AGE
Étude historique
dont les preuves sont tirées du Cartulaire
de Saint-Vincent de MÃ con.
IX.
Un troisième motif, c'est celui de la piété et de la charité.
Nous sommes loin de penser que la majeure partie des bien-
faiteurs de l'Eglise aient été a l'origine des usurpateurs, ou
de grands criminels. La plupart, au contraire, étaient
comme aujourd'hui encore, de vrais amis de la vertu et de
l'humanité. Personne ne conteste l'esprit profondément
religieux de ces âges anciens. On leur reproche plutôt
l'exagération que l'absence des pensées de la foi. Il faut
bien accorder que cet esprit profondément chrétien dût
se traduire souvent en oeuvre de vertu et de charité.
Souvent, parmi les donateurs de l'Eglise, nous trouvons
des prêtres fidèles ( eh. 293, 294, etc, etc. ) Souvent ce
sont de pieuses dames que nous voyons rivaliser avec
leurs époux ou leur fils, pour le bien. Elles étaient pourtant
étrangères aux tumultes et aux désordres du siècle.
L'amour du pauvre, l'intelligence de toutes les misères ne