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sive à la proposition que M. Martin s'était appropriée, rendue
personnelle en ayant soin de dire, cl il a dû le dire puisque
nous le lisons dans le procès-verbal de la séance, qu'il fcsait
la proposition en sa double qualité de premier magistral et
d'exécuteur testamentaire.
Du reste, avoir indiqué les causes impulsives probables de
la dérogation aux sages mesures de l'an XI, c'est avoir fait
pressentir que le Conseil municipal mieux éclairé, soustrait
- Ã l'obsession ou si l'on veut h l'influence d'un premier ma-
gistrat personnellement intéressé à faire rendre à son parent
des honneurs si grands, que leur grandeur mûme eût fait
regarder comme des calomnies le reproche de désertion et
d'usure, c'est avoir l'ail pressentir, disons-nous, que puisqu'on
a dérogé aux dispositions de l'an XI, on peut déroger à celles
de 18'i0 et en revenir au vole si mesuré de l'ancien Conseil;
et si l'on objeclail qu'il y a peu de dignité pour un corps Ã
se réformer après un si court intervalle, nous répondrions
qu'il y a toujours de la dignité à reconnaître un tort, quand ce
tort surtout a pour origine l'excès de la reconnaissance, et
que, d'ailleurs, le Conseil municipal de 18/(4, réformé par
l'élection de la moitié de ses membres, pourra être considéré
comme n'étant plus le môme qui a produit la malencontreuse
délibération de 18i0.
Oui, nous le croyons, et notre conviction est aussi pro-
fonde que désintéressée, il y a nécessité que le Conseil muni-
cipal revenant sur sa détermination déclare que la décision de
1803 recevra seule son exécution.
Et, en effet, que se propose-t-on en décernant à un ci-
toyen le plus éclatant hommage de reconnaissance et d'ad-
miration qu'un citoyen puisse obtenir, qu'une population
puisse accorder? Evidemment deux choses. La première de
rendre hommage au citoyen qui, par des actions éclatantes,
par des services ômincnls, a bien mérité de son pays; à celui