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Que de bruits odieux dans le public semés,
De soupçons outrageants, de noires calomnies !
Je me suis vu traîner, vivant, aux Gémonies;
Et si je meurs demain leur ligue éclatera
Contre moi plus ardente, et peut-être il faudra
Jusques à la prière auprès d'elle descendre
Pour avoir une place où déposer ma cendre !
Vous serez sans pitié, tartufes, je le sais :
Vous ne faites pas grâce à qui vous a blessés !..
Oh! vous m'avez tué... déjà ma tombe s'ouvre...
Mais à l'œil des mourants l'avenir se découvre...
Tartufes ! je vous vois dans la postérité :
Mes vers vous ont donné leur immortalité.
Oui, par moi vous vivez chez les races futures.
J'ai de traits si profonds marqué vos impostures,
Que tout fourbe dévot y porte votre nom,
Et l'œuvre où je vous peins fait mon plus beau renom.
LE BOJ, se tournant vers la cour.
Oui, qu'on le sache bien, Molière est un grand homme ;
Et grand entre tous ceux que le ciel renomme,
La gloire de la France et de l'esprit humain...
(A Molière).
Despréaux le disait hier. Voici ma main,
Molière : devant tous marchez la tète haute,
Et qu'en vous on respecte un grand homme... et mon hôte.
FIN DE LA COMÉDIE.
OMISSIONS.— Avant dernière scène du i e , ' a e t e , dernier vers, pag. ri)S:
Après : Venez, venez, Armande
Ajoutez : II est lard, en effet, et j'oubliais vraiment
Page a o 3 , après le premier vers :
LE MARQUIS.
.T'obtiens d'elle enfin un tendre rendez-\ nus.
Ajoutez: L'époux absent, trompant tous les regards jaloux.