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SOCIÉTÉ ACADÉMIQUE D'ARCHITECTURE. 131 nières années ; c'est un tribut sacré que nous avons à leur payer ; c'est un douloureux hommage que nous devons rendre h leur mémoire. La première perte que nous avons à déplorer est celle de M. Exbrayat. Jeune encore, il avait acquis dans les affaires, par un travail soutenu, cette sûreté de coup d'œil, cette conception rapide que donne une longue et laborieuse car- rière. Cœur droit et généreux, caractère indulgent et sans jalousie, il était, tout a la fois : dans le monde, homme de société, recherché pour l'amabilité qu'il y apportait et que purent apprécier tous ceux qui eurent des relations avec lui ; dans le cabinet, travailleur infatigable, luttant avec énergie et persévérance contre toutes les difficultés qu'il devait vaincre, et s'abandonnant avec délices à la culture des arts. Vous ferai-je, Messieurs, une sèche nomenclature de ses travaux variés? ou, vous disant quelques mots sur chacun d'euxî devrai-je dépasser les bornes qui me sont fixées et me laisser conduire beaucoup trop loin, afin de vous donner sur ses œuvres des notes qui ne pourraient être qu'incom- plètes et fugitives pour rester brèves? Nous avons tous visité avec une curiosité bienveillante les maisons et autres édifices dont il à doté les divers quartiers de notre ville, et nous avons été frappés, très-souvent, de la hardiesse de ses constructions ; éblouis, presque toujours, par leur parfaite élégance. Peu d'hommes, Messieurs, dans une longue carrière, ont été appelés a produire autant que l'a fait M. Exbrayat, avant même d'avoir parcouru les deux tiers de la vie ordinaire. Appelé par une compagnie de capitalistes, il allait com- mencer la transformation de la ville de Saint-Étienne en rasant des quartiers composés d'habitations chétives et in- fectes, pour y élever à la place des constructions salubres et élégantes ; mais, il ne devait pas lui être accordé par la