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 1«           .NOTICE SUR HOSC.AUY DE VILLE l'EAIISK.

  de crimes et de hontes on aurait épargnés a la France si
  l'on avait su prendre ce parti !
     Après d'inutiles représentations, M. Boscary dut obéir aux
  derniers ordres qu'ait donnés son infortuné souverain. 1      1
 l'escorta jusqu'à l'Assemblée avec les grenadiers de son
 bataillon, les suisses et les grenadiers du bataillon des
 Petits-Pères. On sait avec quelle lâche perfidie la troupe de
 factieux qui s'intilulait Assemblée nationale répondit à la
 confiance de son roi qui avait cru trouver un asile dans
 son sein.
     Au moment où le malheureux Louis XVI venait de se
 mettre entre les mains de ses plus cruels ennemis, M. Boscary
 avait compris que sa mission était arrivée à son terme et
 qu'il n'avait plus a défendre une royauté anéantie. D'un
 autre côté, il savait bien que les anarchistes ne pardonneraient
jamais a ceux qui les avaient combattus avec tant de persis-
 tance. Aussi, en faisant ses adieux a ses braves et fidèles
 grenadiers, il les engagea a pourvoir chacun a leur sûreté
 et à se dérober aux vengeances de leurs implacables enne-
 mis. L'avis n'était pas inutile ; tous ceux qu'on put saisir,
 même les simples gardes nationaux, périrent, ou dans les
massacres de septembre ou plus tard sur l'échafaud. Qu'on
juge du sort réservé a leur chef, si la faction dominante
avait pu s'emparer de lui. Mais il sut se dérober a ses
recherches avec autant d'adresse que d'intrépidité. Retiré
dans la terre de Romaine, située en Brie, qu'il possédait de
moitié avec son frère, on le voyait bien armé, parcourir ses
bois pendant le jour, et se livrer au plaisir de la chasse
qu'il avait toujours aimé. Seulement il avait soin de ne
jamais coucher deux nuits de suite sous le même toit. La
population du pays a laquelle il n'avait jamais fait que du
bien, était hostile , en grande partie; mais comme elle
savait, qu'il en eût coûté la vie a ceux qui auraient voulu