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468 ENCORE L'ESTÉREL
ils ti'réreht sur lui et le tuèrenl'Immédiatement assaillis
'dans leur tour, les meurtriers 'flret une défense héroï-
que, niais ils succombèrent, et tous ceux qui n'avaient
pas péri furent pendus, dit-on, près de Tragas où il
existe un rocher connu soiis lé nom de Pic-d'es-Pèïidus.
Ce seigneur, qu'ils avaient pris pour l'empereur, était
le poète Gà rôilazo dô là Vega, surnommé le Pétrarque
espagnol ; 11 ù.'avait que trente<-cinq ans.
•Ch'à Vïé's-'CJùiht, arrivé à Ait, se fit couronner roi de
Provence; mais comme il n'avait pu prendre ni Arles ni
Marseille, son armée mourait de faim faute de provisions
qui devaient lui arriver par mer. 11 se décida donc Ã
'reprendre la route d'Italïe. On dit que les impériaux, en
passaritpafrEstérel,perdiren't:3O,OO0 hommes exterminés
par les paysans en embuscade daïis les rochers qui avoi-
sinent le pont de Saint-Jean, sur la petite rivière de l'Ar-
gentière. Charles-Quint, ayant perdu son armée, arriva
presque seul enïtalie.
Quittant les défilés da pont Saint-Jean en regagnant
le côté dôFVéjùs, on arrive à un embranchement de l?à n-
ciennè route d'Italie avec'ïa nouvelle que l'on a suivi. En
pfenà tit cette vieille voie, on arrive aux habitations des
gardës-forestiers qui résident toute Tannée dans'ces
"pays; ce n'est pas qu'aujourd'hui les nouvelles percées
né Soient pas sures, c'est qu'en dehors'des chars qui
viennehty charger du liëge ou du bois, -il n'y à aucun
trafito qui puisse y attirer le mouvement.
C'est là qaêréside M. Mouflet, agent forestier chargé
de dresser la carte de PEstérel ; c'est là qu'il nous a reçu
et hébergé plfts d'une fois lOrs de nos ëxcursioiïs dans
TËstérel. Ses renseignements et Ses indications nous'Ont
toujours été très-précieux, et à ce titre, nous lui démons
une profonde recôïmaissahce ; c'est 'guidé par lui que