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186            BENOIT-PHILIBERT PEUROUD

   « Dans le poste nouveau qu'il occupa plus de dix ans,
il rendit à l'Académie des services qu'elle ne saurait ou-
blier; ses services furent surtout appréciés à l'époque
de la guerre désastreuse entre la France et la Prusse.
    « Désireux de contribuer à son tour à l'allégement des
souffrances des malheureux blessés, l'Académie chargea
son trésorier de prendre les mesures nécessaires pour as-
surer une prompte répartition des secours, et sa volonté
fut exécutée avec autant de soins que de zèle.
    « C'est après avoir longtemps et honorablement rempli
les fonctions toutes de confiance dont l'Académie l'avait
 chargé que notre regretté collègue sentant le poids de
l'âge et craignant que ses forces ne vinssent à trahir sa
volonté, se décida en 1875 à donner sa démission.
    « A partir de ce moment sa santé ne lui permit plus
 d'assister à nos séances.
    « Nous remplissons un devoir douloureux, mais un
 devoir de justice en payant à notre très cher collègue la
 dette de reconnaissance qui s'attache à des services
 rendus avec dévouement et désintéressement. Ces ser-
 vices, l'Académie ne les a pas oubliés et ne les oubliera
 pas, et elle tient en ce moment suprême à l'en remercier
 une dernière fois.
     « Si des liens d'affection et d'estime de longue durée
 l'unissaient plus particulièrement à plusieurs d'entre
 nous nous lui étions tous attachés par l'affection qu'il
 inspirait.
     « Qu'il reçoive donc de nouveau, à ce dernier moment,
 avec nos derniers adieux, le souvenir de notre gratitude
  et de notre constant souvenir. »

                 X.. Membre de la Société Linnéenne.