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par là , y déposant une fleur de sa couronne. Il est fâcheux
que les ressourcés à l'aide desquelles cette sainte maison a
élé érigée, soient venus à manquer lorsque la façade fut
esquissée. Il est à regretter que l'on n'ait pas commencé la
construction par ce frontail., car les façades sont choses prin-
cipales , significatives , et partant coûteuses, dans les églises,
et il serait plus facile de continuer un chevet inachevé que de
compléter un frontail. Une vaste allocation est nécessaire,
tant pour l'achèvement de ce frontail, que pour la conver-
sion des statues peintes du chœur en statues véritables , et
celle des verrières incolores du temple en verrières colo-
rées. — Une flèche existe déjà , mais imparfaite, et en partie
ruinée. Elle attend vainement encore qu'une sœur vienne sur.
gir à côté d'elle. Cette flèche ne sera pourtant pas indigne du
reste, lorsqu'on lui aura rendu ses premiers ornements et
qu'on lui en aura ajouté de nouveaux. M. Pollet a fait un
plan des travaux à exécuter à la façade de Saint-Nizier pour
la rendre complète. Cet artiste paraît avoir voulu marier,
sans trop choquer les convenances , l'ouvrage du XVI0 siècle
au système du XVe qui sera rappelé, et doit servir de régula-
teur pour les additions à entreprendre. La baie solitaire du
flanc septentrionnal serait ouvragée, munie de têtes de choux
frisés à ses arrêtes, et une flèche jumelle s'élèverait au flâne
droit ou méridional ; les deux flèches > les deux baies laté-
rales seraient unies entr'elles par une galerie de style riche.
Si le projet est mis à exécution , il serait peut-être important
que le plan de M. Pollet fût religieusement observé , à quel-
ques modifications près.
L'église de Saint-Nizier, orientée suivant l'usage chrétien,
c'est-à -dire offrant sa façade dirigée vers le couchant et son
chevet tourné vers l'orient, présente 212 pieds de longueur,
82 pieds de largeur dans œuvre, et 86 pieds de hauteur sous
clef de voûte. Aucune des verrières peintes du moyen^âge
n'y étant conservée, elle manque de ce ton mystique qui
caractérise Saint-Jean, et ne rachète cette absence que par
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