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370                 LE CHATEAU D'ALBON.

les grands comtés de Provence, Bourgogne, Maurienne,
Forcalquier, Diois, Valentinois, Albon.
    Les empereurs sanctionnèrent ce qu'ils ne pouvaient plus
empêcher,.et, par une bulle de janvier 1247, l'empereur
Frédéric II céda au comte d'Albon tout le droit qu'il
avait dans le pays.
    De quelle façon fut faite cette cession ? Guy Àllard
soutient que dès 4150 les princes de Graisivaudan s'étaient
affranchis des empereurs, qu'ils ne redoutaient plus, que
leur dépendance envers eux n'était que de bienséance et
qu'ils ne rendirent point hommage comme.tenant le comté
d'Albon, réputé fief de l'empire; d'autres auteurs préten-
dent le contraire ; selon eux, à la cession du Dauphiné,
le roi de France, comme le dauphin, devaient hommage
personnellement à cause du comté d'Albon.
    Les pièces du procès sont perdues, cependant nous
pencherions pour l'hommage, et ce qui le prouverait,
 c'est que peu de temps avant l'impétration de la bulle ac-
 cordée par Frédéric II, les empereurs prenaient le titre de
 comtes et faisaient dans le comté non-seulement acte de
 suzeraineté, mais de propriété.
    Ainsi, le 29 mars 124 7, Béatrix, duchesse de Bourgogne
 et comtesse d'Albon, donna à l'église de Saint-Vallier l'ile
 de Marète, insula quœ Mareta dicitur. A Marète est un do-
 maine situé au-dessus d'Andancette, par conséquent dans
 le comté ; jusqu'à la Révolution il a appartenu à l'église.
    Quand, plus tard, les comtes de Graisivaudan devinrent
 dauphins viennois etprinces souverains, ils n'oublièrent
 pas la place forte qui avait été leur refuge; on sait la fa-
 meuse formule : Nos dalphinus viennensis et Albonis cornes.
 Nous dauphin viennois et comte d'Albbn.
    — Mais, vers le milieu du xive siècle, Humbert, le
 dernier dauphin, prit l'habit aux dominicains de Notre-