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                    LE CHATEAU D'ALBON.                   37i
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Danie-de-Comfort, à Lyon ; — d'autres disent dans le
 couvent des Antonins, près de la Saône. — La race des
 dauphins viennois Albon s'éteignit, et cependant les
d'Albon furent archevêques et gouverneurs de Lyon, dans
le courant du xvie siècle. Etudions cette grande race par
les côtés qui intéressent particulièrement notre cité.
   Ici se présente un petit problème historique, que beau-
coup de gens regardent comme insoluble, et que cepen-
dant nous espérons résoudre à peu près complètement.
Voici en quels termes il se pose : Les d'Albon du Forez,
dont sont sortis l'abbé de Savigny, Antoine d'Albon, et
Jacques d'Albon, maréchal de Saint-André, descendent-
ils des d'Albon du Dauphiné ?
   — Nous nous prononçons pour l'affirmative. Voici nos
preuves et nos présomptions :
   Ce fut vers 910 que parut Arthaud Ier, le prétendant
issu des ducs de Bourgogne et premier comte de Forez ;
il fonda la première race des comtes de Forez, qui régna
jusqu'en 1107.
   — Vers 1070, Arthaud V, descendant d'Arthaud Ier,
portait la couronne comtale; il eut une fille, Ide-Raymon-
de, et mourut en 1078.
   Or, en 1075, il avait marié sa fille à Guigues-Raymond
d'Albon, fils cadet de Guigues V, comte de Graisivaudan-
Albon, dauphin viennois.
   — Quand, plus tard, en H07, lq, première race des
comtes de Forez finit avec Guillaume IV, mort sans pos-
térité, Raymond d'Albon, Viennois, du chef de la femme
dont il recueillit les droits, hérita du comté de Forez et le
transmit à son fils, Guigues d'Albon-Forez, qui devint la
tige de la seconde race des comtes de Forez.
   Cette famille-là eut donc le double titre de comte dé
Forez et de comte d'Albon ; il y eut des Forez-Albon,