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L-F.S BIBLIOTHÈQUES HE LYON 467
charge aux lettres qu'il avait toujours tant aimées (1).
Toutefois, il renonce encore jeune aux fonctions judiciai-
res, et se consacre dans sa retraite, tout entier, Ã ses
livres et à des œuvres de bienfaisance (2).
Maître d'une belle fortune et privé d'enfants qui eussent
captivé ses affections (3), Coste s'attacha avec passion
à ses livres. Eien ne lui coûta pour enrichir sa col-
lection lyonnaise ; il acheta des éditions lyonnaises au
poids de l'or ; mille francs un volume de Louise Labé.
Il aimait aussi les belles reliures et confiait ses livres les
plus rares aux relieurs les plus en renom ; il n'épargna
aucun luxe pour eux ; ces reliures étaient signées par
Bauzonnet. Niédrée, Cape, Duru ou par notre compatriote
Bruyère. Tous ces trésors étaient réunis dans un élégant
cabinet de travail : il y recevait journellement ses amis,
ou des étrangers et leur ouvrait avec empressement ses
belles armoires dont les rayons chargés d'un triple rang
(1) Dès son retour à Lyon, il lut le 23 février 1815, à la Société lit-
téraire, un mémoire où il se proposait de consacrer une partie des
séances à des travaux ayant pour objet l'histoire politique, littéraire,
topographique et biographique de la ville de Lyon (idem).
*> (2) Il fut aussi membre de la Société d'émulation, 1808.
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De la Société d'encouragement pour l'industrie nationale, 1814.
Du Dispensaire, en 1818-1827.
De la Commission de statistique du Rhône, 1822.
De la Société d'agriculture, 1823.
Administrateur des Hospices, 1823-1828.
Conseiller municipal, 1828.
Académicien libre en 1841.
Chevalier de la Légion d'honneur, le 22 mai 1825.
(3) 11 avait épousé mademoiselle Péclet, fille d'un magistrat très-
recommandable.