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                    RÉUNION DE LYON A LA FRANCE.                            39

    Pour remédier à cet état de choses, le 23 juin 1313, le
 roi donna l'ordre à Regnauld de Sainte-Beuve (1) de for-
 mer une sénéchaussée à Lyon. Le 2 et le 9 août, l'officier du
 roi s'acquitta de cette mission, ayant tenu, à cette date,
 à Lyon et au Puy, de solennelles assemblées où furent
 déterminées les terres que comprendrait la future séné-
 chaussée (2).

     (1) Le nom de R. de Sainte-Beuve a été jusqu'ici transformé en celui de
  R. de Sainte-Bonne. On a lu Sancla Bona au Heu de Sancta Bova. (V. Men.,
  pr. p. 50-51 et Monfalcon. doc. I, p. 457-459).
     Cette dernière leçon est pourtant la seule admissible ; nous en devons la
 preuve à une obligeante communication de M. de Sainte-Beuve, ancien
 juge au tribunal de la Seine. (V. d'ailleurs aux Arch. nat., sous la cote
 J. 267, n° 54, le procès-verbal de l'Assemblée du 19 octobre 1311. —
 Parmi les assistants figure, nous l'avons dit plus haut, fi. de Sancta Bova.)
    (2) Limites et con/inationes senescalcie Lugduni. Livre des compositions
 du Forez, n° 41. (Bibl. des Archives du Rhône, c. 760). — Méneslr., pr.
 p. 87-88. Furent comprises dans la sénéchaussée de Lyon : les terres de
 l'archevêque et du Chapitre ; des abbayes de Savigny, d'Ainay et de l'Ile-
 Barbc ; et le comté de Forez (qui dépendaient du bailliage de Mâcon). Y
 furent également comprises la terre de Jarcz et celle de Roussillon qui re-
 levaient à la fois du bailliage de Mâcon et de la sénéchaussée de Beaucaire.
 On détacha encore de la sénéchaussée de Beaucaire la cité et le diocèse du
 Puy, le bailliage de Velay et « totam botariam Bossei » [ou Bossen) pour
les adjoindre aux terres formant la sénéchaussée de Lyon. (Voir sur ces
mots la table géographique.) Aux assemblées de Lyon (2 août) et du
Puy (9 août) se trouvaient en personne, où par procuration, tous les in-
téressés.
    La sénéchaussée de Lyon ne fut pas longtemps confiée â un officiel spé-
cial (V. Slênest., p. 451). Jusqu'en 1315 (inclusivement), on trouve de
nombreux actes établissant l'existence d'un sénéchal de Lyon. (V. à titre
de spécimen, Mèneslr., pr. p . XLVII; acte donné dans le livre des Compo-
sitions du Forez (n° 32) et cité en partie dans La Mure, t. 111, p. 247,
note (2 e partie). Mais, après Louis le Hutin, la sénéchaussée de Lyon pa-
raît avoir été réunie au bailliage de Mâcon.
  Un texte cité par M. Boutaric {La France sous Philippe le Bel, p. 459)