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364               INSCRIPTIONS ANTIQUES.

neur d'une statue en public, n'émane ni des décurions
de Lyon, ni du gouverneur de la Lyonnaise hors du
ressort de leurs attributions sur le terrain sacré de l'Au-
tel, mais émane des Très Provinciœ Galliœ c'est-à-dire
le collège des prêtres de l'Autel de Rome et d'Auguste ;
tandis qu'au contraire aucun monument n'aurait pu être
élevé sur un sol public municipal ou provincial qu'en
vertu, suivant le cas, soit d'un décret des décurions,
soit d'une autorisation du légat propréteur impérial.
   Les Lugdunenses n'étant pas une nation gauloise, ne
faisant co«séquemmenl pas partie de l'association des
soixante cités, ne députaient pas^de prêtre à l'Aute! du
Confluent.
   Le bloc dont l'inscription fait l'objet de cette disser-
tation n'a pas été trouvé en place. De même que tous
ceux qui se rencontrent dans ce quartier, il provient,
suivant toute vraisemblance, des dépendances de l'Au-
tel qui existaient au nord et au nord-ouest de la place
des Terreaux et dont on a mis à découvert, lors de la
démolition de l'ancien hôtel du Parc, des restes considé-
rables consistant en portiques entrecoupés d'hémicycles
encore assis, sur leurs fondations. Il paraît qu'aux épo-
ques où l'on construisit l'église Saint-Pierre et le pont
sur la Saône, ouvrage qui nécessita le comblement d'un
abîme dans cette rivière, ces dépendances furent exploi-
tées comme une carrière. Il n'est pas étonnant que des
blocs en un certain nombre aient été laissés épars sur
les chantiers de ces travaux et que de temps en temps
quelques-uns reviennent à la lumière dans le parcours
entre la place et le pont.
  Il me reste à ajouter à ces éclaircissements quel-