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312 GABRIEL TYR. gnalaitdans la Revue des Deux-Mondes, en compagnie de M. Amaury-Duval, comme l'un des artistes en train de de- venir des maîtres. Mais déjà un écrivain éminent l'avait remarqué. M. Théophile Gautier avait salué ses débuts avec une clairvoyante sympathie. 11 le suivit dans toute sa carrière et lui prouva maintes fois (2) l'estime en laquelle il le tenait. Témoignages d'autant plus précieux que la bienveillance supérieure du célèbre critique est toujours tempérée par une discrète impartialité. Gabriel Tyr eût peut-être laissé de plus nombreux ou- vrages, s'il n'eût été soumis aux épreuves d'une santé dé- licate. Il paraissait robuste, et le moindre vent le courbait. Aucun mal ne passait qu'il ne l'inclinât. L'habitude de souffrir l'avait rendu résigné. Aussi, quand vint la maladie dernière, il en devina le dénoûment et ne s'émut pas. Notre ami a vu la mort avec calme et l'a attendue avec fermeté. Victor SMITH. (1) 1 e r janvier. (2) Comptes-rendus des salons de 1849, 1853 (Presse) , 1855, 1857 [Moniteur).