Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
110             NOTRE-DAME DE LA PLATIERE.

nom delà Veyssellerie provient de ce que les bateaux, ou
vaisseaux, dans lesquels on déposait les poissons d'eau
douce, étaient ancrés dans la Saône et le long des mai-
sons. En 1631, les habitants firent une requête au sujet
d'une voûte qui conduisait à la rivière, « à l'endroit où
« sont les vaisseaux, dans lesquels on conserve les pois-
« sons, » et qui ouverte de part en part était un récepta-
cle d'immondices « qui excistoit de mauvaises vapeurs
« au quartier, joint que de nuit se commettent plusieurs
 « excès sous ladite voulte, an grand scandale des voi-
« sins. » A la suite de cette pétition, la police fit fermer
ce passage, au moyen d'une porte dont chaque poisson-
nier avait la clé. (Inv. des arch. corn.). Ces vaisseaux
existent encore et sont connus sous le nom vulgaire de
bachuts.
   Malgré les graves inconvénients quo j'ai signalés ,
quelques anciennes maisons, telles que les nos 2, 3 et 4,
indiquent par leurs dispositions qu'elles devaient être
bien habitées. Les cours des n0' 3 et 4 communiquent
ensemble, et dans la seconde on remarque un escalier
vraiment monumental, orné de balustrades en belle ser-
rurerie. De cette seconde cour on pénètre par un étroit
couloir jusque sur la place de la Platiere, n° 3, à côté
de l'entrée de l'ancien prieuré. Il reste encore sur le quai
plusieurs petites maisons qui faisaient partie de la rue
de la Pêcherie, et dont le caractère indique l'ancienneté.
L'impasse située entre la rue Tête-de-Mort et celle de la
Platiere, se nommait le cul-de-sac Liotard, et il devait
son nom à une famille propriétaire d'un immeuble y
attenant. (Alm. de 1745 et 1750). Cette impasse, ainsi
que je l'ai dit, communique dans la rue de l'Enfant-qui-