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              THOMAS RIBOUD
                                ET




   LA SOCIÉTÉ LITTÉRAIRE DE LYON,
                            DE 1778.




    Les annales littéraires de Lyon ne doivent pas oublier la
Société de 1778, consacrée à l'amitié et aux lettres : Amicitiœ et
litteris. La plupart des jeunes gens qui la composaient devinrent
des hommes du plus haut mérite. L'un d'eux, Thomas Riboud,
se distingua dans l'administration, la magistrature, les assem-
blées législatives, rendit de grands services à son pays, tels que
la fondation de la Société d'Emulation de Bourg et la conservation
de l'église de Brou, acquit une réputation étendue comme"
archéologue et reçut des principales compagnies savantes, même
de l'Institut, le diplôme de correspondant. Les autres membres
de cette Société, notamment Delandine, sont bien connus à Lyon,
leur ville natale ou d'adoption.
    Thomas-Philibert Riboud appartenait à la Bresse. Né à Bourg,
le 24 octobre 1755, il fit ses études à Beaune, chez les Oratoriens,
 et son droit à Dijon. Le développement précoce de son intel-
 ligence fut secondé par un travail assidu, ce dont témoignent
 ses manuscrits scolaires. Il n'avait pas encore dix-neuf ans,
 lorsqu'il fut reçu avocat au parlement de Dijon ; c'était en 1774.
 La même année ou la suivante, il plaida devant les cours de
 Lyon. Son talent lui acquit bientôt l'estime et l'amitié de ses
 confrères ; mais ses succès au barreau n'exigeaient pas l'emploi
 de toutes ses facultés: la physique, l'histoire naturelle, la
 littérature occupaient aussi ses veilles et ses loisirs. Une vive
  sympathie le rapprocha des jeunes gens qui partageaient ses