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 166                   EXPOSITION UNIVERSELLE.
vus. Ce que la France aurait tenté pour sa gloire, l'Angleterre
le* fera pour l'intérêt national ; ce que la France aurait voulu
faire par son gouvernement, quoiqu'elle n'ait pas de gouver-
nement, l'Angleterre le fera par des particuliers, quoiqu'elle
ait un gouvernement fort habile, ou plutôt parce qu'elle a un
gouvernement fort habile, qui sait tirer tout le parti possi-
ble des forces individuelles, en leur laissant la liberté.
   11 est inutile, d'ailleurs, d'examiner quelles seraient les inten-
tions et les résolutions de la France, si l'Exposition avait lieu
à Paris, puisqu'elle est à Londres ; mais Dieu veuille que l'An-
gleterre trouve intérêt à conserver et à développer ce puissant
germe d'amélioration universelle que la Providence a déposé
cette année dans son sein I II s'agit pour elle de réaliser aujour-
 d'hui quelque chose de bien plus grand que la compagnie des
Indes, quelque chose d'aussi religieux que la Société biblique,
 d'aussi utile pour le monde et pour elle qu'aucune de ses inom-
 brables compagnies de chemins de fer, d'assurances, de navi-
 gation : il s'agit de créer la PREMIÈRE ASSOCIATION DE L'INDUS-
TRIE UNIVERSELLE.
                                                        ARLÈS-DUPOUR,


        LYON A L'EXPOSITION DE LONDRES (1).

                                                 Londres, 17 mai I 8 5 I .


   La ville de Lyon s'est un peu fait attendre comme il arrive parfois aux sou-
verains de mauvaise humeur ; mais personne n'y aura rien perdu. On eût dit
que l'Exposition n'était pas ouverte tant que les merveilles de la production
de cette ville n'y étaient pas. A présent que Mulhouse et Lyon ont fini leur
étalage élégant et synoptique, il faut voir accourir les myrriades de curieux
qui se pressent autour de ces brillantes galeries du premier étage : c'est un
flot perpétuel de visiteurs qui viennent saluer la cité-reine de nos industries.
On n'entend partout que cette exclamation : « Beautiful ! Handsame ! Verynice!»
que je traduis librement par Beau, magnifique, admirable

  (1) Nous empruntons aux: feuilletons de la PRESSE sur l'Exposition de Londres les quel-
ques pages que M. Blanqui a consacrées à notre industrie. Le jugement de cet honorable
membre de l'Institut est trop flatteur pour notre ville pour ne pas le consigner dans nos a r -
chives.