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                       FORVM SEGVSIAVORVM.                45

min de fer ont mise à découvert, et qui est formée de
tuiles creuses recouvertes par de larges briques affron-
tées en triangle : cette conduite sort de terre entre la
rivière de Loise et la chaussée du chemin de fer, dans
la direction d'un four à briques gallo-romain que je n'ai
pas eu le temps d'explorer. Le second aqueduc m'a paru
passer sous les cloaques du forum : il traverse un des
clos de l'hôpital, et débouche dans le réservoir d'un jar-
din appartenant à M. Merle : il a 50 cent, de large sur
une hauteur que l'ensablement a réduit à 60 cent. J'ai
supposé qu'il alimentait les bains publics. Le troisième
aqueduc passe dans un jardin situé à l'ouest de la ville,
traverse la route de Bordeaux, et se rend sur un petit
versant nommé le Montai ; tous ces ouvrages souter-
rains sont à une profondeur de deux à trois mètres.
On m'en avait encore signalé quelques autres, mais
d'une manière si vague que je me crois obligé de Ses
passer sous silence. Duplessis parle d'un aqueduc qu'on
voyait à Randans, et dont on pouvait suivre le tra-
jet au midi pendant une demi-lieue ; je n'ai pu le re-
trouver. Je ne réfuterai pas le conte absurde du même
auteur (1), qui prétend que les eaux de la Loire étaient
conduites à Lyon ; la position respective des bassins du
Rhône et de la Loire détruit suffisamment cette erreur.
   Les'divers cours d'eau que je viens d'énumérer n'é-
taient distribués que dans les habitations qui s'échelon-
naient sur les pentes des deux rivières ; l'abaissement
de leur niveau au dessous du sol, s'opposait à ce qu'ils
le fussent dans- l'intérieur de ïa ville où ils alimentaient

  (i) Essai statistique, 192.