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426 ETIENNE MAItTELLANGE-
blissement, viennent les clauses essentielles. Le Consulat
remettait à perpétuité :
« Le lieu, place, bâtiments ja faits dud. collège, ensemble
toutes les granges et clos y ajoutés dernièrement par sentence de
monsieur M. Nicolas de Langes, lieutenant particulier en la sa-
néchaussée en date du dixième jour de ce présent mois de sep-
tembre (128) avec leurs entrées, aux appartenances etc
aux charges toutefois établir et entretenir en iceluy col-
lège un recteur et principal accompagné de personnes doctes et
idoynes de leur profession en nombre suffisant pour régents,
enseigner et endoctriner la jeunesse en tous arts libéraux
accroitre le nombre des régents selon que la capa-
cité et la bonne espérance des conseillers et auditeurs le requer-
ront endoctriner en toute piété et en la foi catholique
tous les d. écoliers soit de la ville ou étrangers portionistes et
autres qui viendront au d. collège pour être enseignés aux lec-
tures, le tout gratuitement et selon leurs saintes constitutions et
ordonnances, et la d. sentence donnée par le sieur de Langes...
Les dits échevins donnent et transportent '. la d. pension
et provision annuelle de huit cents livres tournois pour
les principal, recteur et régents elle leur sera payée
annuellement en deux termes et si longuement
que le d. exercice et collège sera régi et gouverné par eux en la
orme sus écrite, défaillant, laquelle et que les s. d. sieurs-de la
d. congrégation vinssent à délaisser, que Dieu ne veuille, l'exer-
cice du séminaire d'iceluy collège les lectures et enseignements,
il sera loisible aux dits sieurs conseillers de retenir et dénier le
paiement, de la d. somme de huit cent livres tournois ensemble
permis de rentrer en la possession et jouissance du d. collège...
Et les d. sieurs contractants ont convenu et arresté que
(128) L'ordonnancu d'application des granges de la Trinité au collège
figure aussi dans le recueil précité. On y rappelle la fondation de la con-
frérie en 1306, l'acte de cession de 1527 et ses conditions, dont la prin-
cipale est d'instruire les enfants pauvres et adeptifs de l'Aumône générale.