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410 POÉSIE. Lorsque le crépuscule étend son aile grise Sur monts, vallons et bois, la cloche de l'église Fait vibrer dans l'air pur son timbre vénéré, Cœur recueilli, front bas, larmes sous la paupière, Le villageois murmure une sainte prière Qui s'envole bénie au Grand Être adoré. Et si les vieux châteaux, ruines d'un autre âge, Rappellent au penseur l'époque du servage, La féodalité, honte des anciens jours, Ils emportent l'esprit vers ces temps poétiques Où l'amour se mêlait aux luttes héroïques, Dans les chants inspirés des joyeux troubadours. Mm0 Jeanne MUSSAKD, A PROPOS DE LA FABLE LES VOLEURS ET UANE (i) ' Votre fable, poète, est toujours une fable ; Ce triste Dauphinois, escroqueur d'un ânon Qui se laisse enlever, sans même crier : non ! Au nez des Provençaux... Ah ! ce n'est point aimable! Dans votre attaque injuste et très-inconcevable, Ne pouviez-vous trouver, pour votre Aliboron, Un tout autre voleur et d'un pays félon i Lorsque de ce forfait nul ici n'est capable ! A notre urbanité vous répondez ainsi, Voisin ! pensez-vous donc nous mettre en grand souci ? Ce malin apologue, allez, nous a fait rire. Tout votre esprit ne peut changer mes Dauphinois En larrons, et, pour les défendre, ils ont ma voix ! Puis, nous nous vengerons de vous par le sourire. Adèle SOUCHIER. fi) Voir le numéro d'octobre 1873.