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278 COLONGES AU HONT-D'OR, Chaux, de Jeannet Jordan, de Pierre Lambert, de Bertrand du Vernet, de Joseph et de Martin de l'Epine, d'Antoine Boucharlat et de Joseph Riche. Le champ de l'Omet signifie champ du petit Orme et champ Guyon indique un possesseur de ce nom. CHANTEMERLE 00 JOURNALIER. — Ce petit territoire se trouve placé entre le Trêve Gayet, tète du chemin n° 3, dit Haut de Colonges et la croix Sainte-Agathe, à la naissance des gran- des Balmes ; il comprend actuellement la propriété de M. Antoine Guillot, maître-maçon. Ce mot de Chantemerle est fort ancien, puisque nous le trou- vons dans le testament d'une Mariette Coque (Arch. du Rh. vol. 2, fol. 21), femme de Laurent Josserand. Dans cet acte, elle lègue, à son neveu, une vigne à Chantemerle. Ce testament de l'an 1339, nous fait connaître Guillaume Apeluis, Georges Com- pagnon, Philibert Vignat et Joseph Maître. Quant au second nom Journalier, il est moderne et nous ne savons pas son origine. CHAREIZIEUX. —En suivant le chemin qui longe la Saône de la Pelonnière à Saint-Piomain, on a à sa gauche une côte ro- cheuse dont le point culminant se trouve après ce qu'on appelle les Folies-Guillaud. Une énorme roche schisteuse etquartzeuse montre son intérieur mis à nu par la raine et sert de base à un bois de difficile accès et allant jusqu'à un plateau qui s'appelle Moyrand. Ce mot de Chareisieux en latin carisiacus dérive du celtique carrée, car-ek (rocher) en latin ear-iac-us, abréviation de car- isi-ac-us d'où est venu Chareisieux (lieu de rocher). Donc Cha- reisieux et côtes de Chareizieux signifient Heu et côtes de ro- chers, ce qui est exactement le cas des territoires entre la Pe- lonnière et la commune de Saint-Romain ; jusqu'à la propriété qui avait cette inscription sur une porte : Sybilla Cumarum (sybille de Cumes). Les côtes de Chareisieux d'après le plan de 1785, allaient de la Saône au plateau de Moyrand sur la limite de Saint-Romain.