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436                HÔPITAL DE LA QUARANTAINE.

 en telle sorte que tout sera bien et deuemént réparé dans
l'espace de quatre mois, dont sera fait visite par les sieurs
recteurs. Ensuitte seront tenus et s'obligent d'entretenir
le tout à perpétuité en bon état.... Troisièmement, que,
si dans un temps à venir, il arrivait, ce que Dieu ne veuille,
que cette ville de Villefranche fût affligée de peste, et quu
la dicte maison et bâtiments fassent jugés nécessaires, ou
pour renfermer des pestifférés, ou pour servir de maison
propre à faire faire quarantaine, ou tel autre usage que
ce puisse être à l'occasion de la dicte peste, les dicts
seront tenus de la déguerpir et abandonner aux officiers
de cette ville pour l'usage qui sera jugé par eux conve-
nable ; sauf aux dicts, après que là cause de cette dépos-
session sera cessée, d'y rentrer et continuer à en jouir.
   Faict et passé au dict Villefranche, au bureau du dict
hospital, le 12 septembre 1728. »
   Cette convention mit fin à l'existence de l'hôpital des
pestiférés; il avait duré deux siècles.
   Lorsque cette mesure administrative fut exécutée, Ville-
franche n'avait pas vu la peste dans ses murs depuis 1643;
elle ne l'a pas revue depuis lors.
   Dieu nous en préserve, s'il luy plaid (1).
                                                 D r L.   MISSOL.



  (1) L'emplacement de l'hôpital est occupé, aujourd'hui par une impor-
tante usine appartenant à MM. Bernand.