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ET DANS LE TEMPS. 483 crĂ©ation seule qui a mis l'ĂȘtre dans cet Ă©tat pour lequel l'ĂȘtre n'Ă©tait pas fait, l'Ă©tat relatif. Car,selon les Ă©ternelles lois, l'ĂȘtre ne peut ĂȘtre que parfait, autrement il n'y aurait pas eu une raison absolue pour que Dieu fĂ»t. Si, de toute nĂ©cessitĂ©, l'ĂȘtre n'avait pas dĂ» ĂȘtre parfait, absolu, Dieu aurait pu ĂȘtre tout aussi bien l'ĂȘtre imparfait, et le manichĂ©isme eĂ»t Ă©tĂ© la seule thĂ©orie de l'ĂȘtre. Si donc l'ĂȘtre ne peut ĂȘtre qu'Ă l'Ă©tat par- fait, Ă l'Ă©tat absolu, nous comprenons la situation Ă©trange que la crĂ©ation a ouverte Ă l'ĂȘtre, qui s'y trouve dans l'Ă©tat relatif. Or, l'ĂȘtre est toujours l'ĂȘtre Et aussi, comme nous l'avons vu, dans nos premiers cha- pitres sur les Ă©lĂ©ments de la nature de l'homme, pour que l'homme existe il faut: 1° Qu'il ail quelque chose de Dieu, parce que avoir quelque chose de Dieu, c'est avoir quelque chose de l'ĂȘtre, et avoir quelque chose de l'ĂȘtre c'est exister ; 2° Qu'il ait une personnalitĂ© spĂ©ciale, distincte de celle de Dieu, parce que avoir une personne distincte de Dieu, c'est ne pas ĂȘtre Dieu, c'est ne plus ĂȘtre confondu dans le sein de l'existence infinie comme avant la crĂ©ation. De sorte que le premier Ă©lĂ©ment de l'homme le fait ĂȘtre, absolument parlant; le second le fait ĂȘtre créé, ĂȘtre pour lui-mĂȘme. Par le premier Ă©lĂ©ment, l'homme participe per- pĂ©tuellement de l'ĂȘtre mĂȘme, comme Dieu; par le second Ă©lĂ©ment, l'homme ne se confond plus avec l'ĂȘtre. C'est ce dernier qui lui approprie l'existence, qui le fait ĂȘtre cause dans sa sphĂšre, en un mot, qui le fait appeler homme et non pas Dieu. Ainsi, l'homme tient de la nature substantielle de Dieu par son premier Ă©lĂ©ment, puisque l'ĂȘtre ne vil que par l'Etre; il est semblable Ă Dieu par le second Ă©lĂ©ment, puisque, dĂ©tachĂ© de la cause infinie, il agit par lui-mĂȘme et devient comme elle une causalitĂ©. L'homme est donc au fond de son ĂȘtre sem- blable Ă Dieu plus qu'il ne paraĂźt au premier abord : sem-