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440 DE QUELQUES TRAVAUX LITTÉRAIRES contre le pape Boniface VIII, dans une contestation qui pré- sente quelque affinité avec l'affaire delà Régale sous LouisXIV. On peut même s'assurer que Philippe-le-Bel était très avancé sur ce point, et il n'avait pas eu le mérite d'une priorité absolue. Les griefs qu'il fit valoir contre Boniface n'étaient pas nouveaux, mais il les formula ardemment, et ce sera dé- sormais une arme toujours pendue sur la tôle des pontifes romains. Mais ici nous voudrions contester à M. Boullée la justesse de ses vues, d'autant plus que les opinions qu'il manifeste tout d'abord reparaissent à Tétai de vague accusation dans le reste de l'ouvrage. Nous sommes très intimement persuadé que M. Boullée n'a pas voulu grossir la foule de ceux qui trouvent toujours de bon goût de crier aux prétentions ullramontaines ; pourlant, comme ce mot dit Irop ou ne dit rien, nous pensons qu'il doit faire place à un exposé de motifs, à quelque chose de positif. Ainsi, de nos jours, on a souvent appliqué à Gré- goire VU cette flétrissure des prétentions ultramontaines, mais on n'a pas voulu se reporter à son époque, se pénétrer de l'esprit général des peuples d'Europe, comprendre le rôle de la papauté à ce moment de confusion et d'anarchie, étudier les débats de Hildebrand avec Henri d'Allemagne, entendre les cris de ses barons qui en appellent au pape de la félonie de leur souverain, regarder l'Italie que le pontife dispute aux impériaux, voirenfin que Grégoire VII tombe martyr de son magnifique rêve d'unité pour l'Italie. Je me trompe, tout cela a été compris, tout cela a été écrit par un historien récent, par un homme peu intéressé à se faire le champion de la papauté, par un protestant d'Allemagne, M. Voigl. Son His- toire de la vie eldu pontificat de Grégoire VII doit au moins donner quelque hésitation aux détracteurs d'un pape qui, en tout cas, veut être jugé avec plus de calme et d'équité. Certes, les ennemis de Boniface n'ont pas droit à tous les