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MONOGRAPHIE DE L'ÉGLISE DE BROU. 210 angle de la façade, on arrive sur les voûtes de la grande nef et que l'on se trouve en présence des énormes maçon- neries établies sur les quatre piles d'angles du transsept. La, l'intention bien arrêtée chez les constructeurs de placer le clocher au centre de l'édifice, me parait résulter de l'im- portance même de ces points d'appui qui n'ont pas moins de 3 mètres de côté. La voûle, près de la, est percée d'un œil assez large pour permettre le passage des matériaux et des cloches. Des arcs aux voussures profondes et semblables a ceux d'un aqueduc, surmontent et relient ces maçonneries, for- mées elles-mêmes par une succession d'encorbellements qui se développent, à partir de la base, de manière à donner une large assiette aux retombées. Un seul arc plein cintre de cinq mètres d'ouverture couvre tout l'espace que com- prend la largeur du transsept, et deux arcs de moindres dimensions, mais plus aigus, réunis sur une pile intermé- diaire qui repose sur un des arcs doubleaux de la grande nef, complètent l'ordonnance de cette construction, évidem- ment destinée a porter autre chose sur ses pendentifs que les charpentes de jonction des toitures. On peut s'imaginer l'effet imposant qu'aurait produit ce clocher s'élevant au milieu de l'édifice et terminé par une coupole en forme de couronne impériale, telte qu'elle existait anciennement sur le clocher actuel, et h laquelle on a subslitué plus tard une flèche en bois recouverte de ferblanc. On parle de rétablir cette flèche et de la reconstruire eu pierre ; ce serait re- grettable, et le premier parti semblerait mieux justifié; car, dans les restaurations actuelles, il convient de restituer au monument tout ce qui peut rappeler et perpétuer son ori- gine royale et princière. « Les toits sont assez plats, comme en Italie, continue « M. Didron, et beaucoup moins aigus qu'ils ne le sont en